Langensoultzbach et sa région se sont fortement développées au temps de la Gaule romaine. A la population autochtone se mêlent des immigrés en provenance du Midi de la Gaule, de la Vallée du Rhône et plus particulièrement de Lugdunum (Lyon).

Langensoultzbach possède son fanum (temple gallo-romain) dédié à Mercure. Abandonnés au moment de la christiannisation du territoire, des stèles et autres vestiges en provenance du sanctuaire trouvent leur place dans le choeur et la nef de l'église paroissiale.C'est là que Jean-Daniel SCHOEPFLIN "historiographe du roy de France Louis XV" les découvre. Il décrivit un Mercure et une association Mercure-Rosermerta dans son fameux ouvrage Alsatia Illustrata édité en 1751.

Au lendemain de la démolition de l'église en 1844, on trouve "un autel à quatre Dieux au haut du mur de clôture du cimetière et les bas-reliefs scellés dans le mur au-dessus de l'autel" selon le Dictionnaire topographique historique et statistique du Haut et du Bas-Rhin publié en 1865. A cette occasion l'auteur regrette la disparition d'une Vénus qui était "ce qu'il y avait de plus parfait".Cinq stèles sont ensuite encastrées dans le mur de soutènement en contrebas de l'église. Intempéries et salpêtre les menacent et, en 1986, elles vont être mises à l'abri.

L'ancienne chapelle catholique, restaurée et aménagée, accueille désormais ces stèles traitées (déminéralisation) et restaurées, ainsi que la base de la colonne de Jupiter.

A ces vestiges, tous classés Monuments Historiques en 1979, s'ajoutent des vues d'éléments archéologiques découverts à Langensoultzbach et conservés au Musée Archéologique de Strasbourg.

Ensemble, ces témoins font partie de la présente exposition permanente de Langensoultzbach destinée à évoquer une période lointaine, où cohabitaient dans notre région et dans la pax romana, Dieux et Déesses...